Lune Vuillemin

Contre-Allée

19,00
Conseillé par (Libraire)
18 janvier 2024

du sauvage...

🌳🌿roman peuplé de présences multiples - faune, flore, souvenirs, êtres chers et disparus -, "border la bête" se révèle emprunt d'onirisme. La lumière et les éléments y sont littéralement incarné.es, comme des personnages à part entière.
- D'abord il y a la rencontre avec Arden et Jeff- cette grande dame aux mains d'araignées et cet homme a l'œil de verre -, alors qu'ils tentent de sauver une originale sur les berges d'un lac gelé de l'Ontario, au Canada. Touchée par cette rencontre, notre narratrice décide de les suivre et de rester avec eux dans le refuge dont ils s'occupent, soignants les animaux blessés.
3 personnages au plus proche de la vulnérabilité du monde sauvage, se mêlant à la terre, à la neige. Des caractères forgés par l'existence, avec leurs propres fêlures et qui tentent d'exister simplement...
❤ Un roman carrément magnétique, idéale comme lecture en ce moment... on aimerait rester là bas. ❄️

Conseillé par (Libraire)
14 février 2024

on aiguise nos sens !

Ryoko Sekiguchi on la connait tous pour ses livres plein d'odeurs, de saveurs, de goûts: on mange ses livres comme on mange un bon plat libanais ou japonais.
Ici, elle revient avec un roman plein de micro-chapitres faisant écho aux odeurs, celles des cuisines de restaurants, celles des livres et des bibliothèques ou bien encore celles que l'on portent sur soi...
c'est un régal de lecture, on se surprend ensuite à sentir autrement, à utiliser nos sens autrement! Ne passez surtout pas à côté!

"Certains reconnaissent à leur odeur le pain à l'épeautre d'automne, les multiples variétés de menthe, ou encore les différents états du bois ou du caoutchouc. D’autres identifient au nez les stations de métro, la température de l'huile, les produits de teinture pour cuir ou pour les cheveux.
Elle était de ceux qui peuvent distinguer les différents parfums de l'encre, du papier, et même de la colle utilisée pour la reliure des livres. Enfant, avant même d'avoir appris à lire, elle retrouvait dans sa bibliothèque le livre précis que ses parents lui demandaient. Ils la félicitaient, croyant, dans leur naïveté parentale, que leur fille était un génie précoce, qu'elle pouvait déjà lire les titres ou reconnaître les images. Pourtant, il y a fort à parier que c'est à l'odeur du livre qu'elle se repérait. Une chose, du moins, est sûre: au cours des promenades avec son grand-père, elle reconnaissait certaines librairies spécialisées à leur odeur."