Tenir sa langue

Polina PANASSENKO

Éditions de L'Olivier

  • Conseillé par (Libraire)
    2 janvier 2023

    Tenir sa langue et trouver sa voix

    Ce roman est un véritable tourbillon de talent narratif et de recherche linguistique.
    Touchant, réjouissant, espiègle, combatif, et tellement plus. Une pépite à dévorer sans tarder.
    Tenir sa langue, peut-être... trouver sa voix, certainement.

    Notre prix du 1er roman 2022 : L'Autre Prix 2022


  • Conseillé par (Libraire)
    10 décembre 2022

    coup de coeur de Sophie

    Polina lorsqu’elle veut refaire ses papiers d’identité, se voit obliger d’utiliser son nom francisé en Pauline et non celui de sa naissance … Commence alors pour elle un combat pour inscrire son vrai prénom à l’état civil qui va faire resurgir les souvenirs de sa prime enfance en Russie et de son arrivée en France à l’âge de 6ans. Elle évoque aussi sa difficulté pour à la fois apprendre le français à l’école et « tenir sa langue », comme on le demande à la maison, c’est-à-dire ne pas perdre l’usage du
    russe…
    Premier roman à l’écriture pétillante et pleine de verve qui donne au récit une vraie dynamique et participe au cheminement et l’intérêt de son propos.
    Un roman tendre et drôle qui évoque avec justesse les avantages d’être bilingue mais aussi parfois la difficulté de s’intégrer sans pour autant oublier ses origines !!!


  • Conseillé par
    23 novembre 2022

    Lorsque la poésie affleure de ce texte, Polina Panassenko, et avec elle ses semblables, triomphe devant notre suffisance. Et, ce texte où la colère n’est jamais loin, reste présent bien après avoir refermé le livre.

    Premier roman très personnel, Tenir sa langue de Polina Panassenko raconte la langue de l’exil mais aussi de l’importance de la langue maternelle. Cette re-création est alors un renouveau de l’une et de l’autre. Beaucoup aimé !
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2022/11/22/polina-panassenko-tenir-sa-langue/


  • Conseillé par
    30 octobre 2022

    Les fenêtres de Moscou

    1993. La jeune Polina s’installe en France avec sa mère et sa sœur.
    Entamant le récit de ses démarches administratives pour récupérer son prénom russe, elle retrace ses dernières années à Moscou au cours desquels elle cacha son judaïsme, son chat, sa peur du nouveau langage français, la maladie de sa mère…
    A 31 ans, Polina aura perdu son accent et ses ancêtres mais récupéré son prénom.
    Récit intime, drôle, culturel, trouvant une stabilité entre deux idiomes.
    « J’ai la langue qui me gratte »


  • Conseillé par
    9 octobre 2022

    enfance, langue maternelle

    L’auteure souhaite récupérer son prénom de naissance Polina, francisé sur demande de son père à leur arrivée en France.

    Au fil des chapitres, nous suivons l’enfance de la narratrice née à Moscou, habitant un appartement communautaire avec ses grands-parents ; son départ pour la France ; son arrivée à Saint-Etienne ; ses retours en Russie en été.

    J’ai aimé le ton de l’auteure : d’abord petite fille perdue dans un pays inconnu, dans une langue inconnue ; puis elle grandit mais s’émerveille toujours autant de ce qui l’entoure.

    J’ai aimé la façon qu’elle a d’appréhender sa ville d’adoption : certaines dénomination m’ont fait sourire.

    J’ai aimé le regard tendre qu’elle porte sur ses grands-parents restés au pays.

    J’ai eu plus de mal avec le vocabulaire russe parfois employé par la narratrice, et pas toujours traduit. Comme si elle avait voulu faire sentir à son lecteur les difficultés devant un mot issu d’une autre langue.

    J’ai aimé les multiples sens du titre : apprendre une nouvelle langue, mais aussi ne pas laisser mourir sa langue maternelle ; se taire en Russie sur tout ce qui concerne la France.

    Une lecture riche qui m’a fait réfléchir sur tout ce que l’on emporte avec soi dans sa langue.

    Quelques citations :

    "La vraie France s’appelle Saint-Etienne". (p.50)

    "Ma mère aussi veille sur mon russe comme sur le dernier oeuf du coucou migrateur. Ma langue est son nid. Ma bouche, la cavité qui l’abrite. Plusieurs fois par semaine, ma mère m’amène de nouveaux mots, vérifie l’état de ceux qui sont déjà là, s’assure qu’on n’en perd pas en route. Elle surveille l’équilibre de la population globale". (p.107)

    L’image que je retiendrai :

    celle de la découverte de la raclette avec les voisins leur premier soir dans le nouvel appartement de la famille.

    https://alexmotamots.fr/tenir-sa-langue-polina-panassenko/


  • Conseillé par (Libraire)
    7 octobre 2022

    A son arrivée en France, Polina est devenue Pauline aux yeux de l état français. Le roman s'ouvre sur son combat pour retrouver l'usage de son prénom 20 ans plus tard.

    Sous des aspects légers et plein d humours, l'autrice se joue de la langue, de ses langues, le russe puis le français, et elle invente la sienne, une langue forte et truculente pour nous faire entendre les difficultés de l intégration, de faire cohabiter 2 cultures, 2 histoires, 2 identités sans se perdre au fil des années.

    Elle se place avec justesse et humour à la hauteur de l'enfant qu'elle était.

    Marion


  • Conseillé par (Libraire)
    6 octobre 2022

    Un sujet incroyable, une écriture remarquable....
    Un beau roman délicat et vibrant.


  • Conseillé par (Libraire)
    26 septembre 2022

    la langue, symbole de liberté et d'identité

    C'est un roman qui ne laisse pas indifférent, de par son côté frondeur et insolent, mais aussi son humour et l'inventivité dans son écriture.
    Comment se construire lorsque toute petite, Polina doit fuir la Russie et s'intégrer en France, à Saint Étienne. Devenir Pauline, apprendre une langue qu'elle ne connait pas...
    Il y a les mots appris à l'école et puis ceux retenus, ceux de la maison et de la famille restée en Russie.
    Ce mélange des cultures serait tellement positif si il n'y avait pas cette injonction institutionnelle à l'intégration.
    Devenue adulte, Polina a voulu retrouver son prénom russe et revendiquer ses origines, réhabiliter sa langue face à ceux qui ont voulu l'effacer...
    C'est un roman des origines, une histoire d'identité qui dit la violence de l'exil.
    "tenir sa langue" à une portée politique très forte, c'est le roman coup de poing de cette rentrée.


  • Conseillé par (Libraire)
    19 septembre 2022

    Comment je m'appelle et, donc, qui suis-je ?

    Polina Panassenko écrit avec ses tripes, c'est la 1ère chose que je me dis une fois terminé ce roman, qui en dit très long sur son auteure.
    Avec ses tripes et avec humour, adoptant, pour raconter le voyage d'une fillette de l'ex URSS vers la France, un rythme sans temps mort.
    Entre l'appartement communautaire moscovite où cohabitent 3 générations et celui de St Étienne où vont s'installer les parents de Polina et leurs 2 filles en 1993, il y a 3000 kilomètres, une culture et surtout une langue, totalement incompréhensible à la petite qui débarque.
    Partagée entre ces deux langues, ces deux cultures et ses deux pays, la petite va devoir user de stratagèmes pour conquérir le français, "la langue du dehors", aux dépens du russe, la langue de la famille, de la maison, "du dedans".
    Mais si ce récit fait de sons et d'accents, d'images et de mémoire va nous permettre de plonger dans l'enfance de la narratrice, c'est tout d'abord parce que l'auteure a souhaité, vers la trentaine, récupérer son prénom russe troqué par l'administration française contre un prénom francisé au moment de la naturalisation de son père. Un parcours de combattante dans les méandres des "services compétents"...
    Un gros coup de cœur pour un texte ramassé, époustouflant de maîtrise et plein de tendresse lorsque la narratrice évoque ses grands-parents.


  • Conseillé par (Libraire)
    3 septembre 2022

    Coup de coeur d'Aurélia

    Lorsque la petite Polina quitte la Russie pour la France, elle doit non seulement s'habituer à son nouvel environnement, apprendre la langue mais aussi composer avec la variante française de son prénom.

    Polina devient Pauline.

    Adulte, retrouver son vrai prénom sera son combat.

    Un premier roman intime et original.

    Aurélia


  • Conseillé par (Libraire)
    3 septembre 2022

    Un nom, une histoire

    Polina souhaiterais reprendre l'orthographe russe de son prénom qui a été franciser à son arrivée en France pour "facilité son intégration". Mais cette action en justice n'est pas des plus simple et c'est un combat qui s'engage.
    Pour enfin pouvoir utiliser son vrai prénom elle nous raconte son parcours pour se retrouver enfin elle-même et toute l'histoire de sa famille.


  • Conseillé par (Libraire)
    30 août 2022

    Joyeux, révoltant et nostalgique

    Récit autobiographique sur la quête d'identité d'une femme déchirée entre 2 cultures, 2 langues, 2 pays : la France et la Russie.
    L'autrice nous dévoile les affres de l'administration française lorsqu'il s'agit de retrouver son prénom de naissance (façon "maison qui rend fou" dans les "12 travaux d'Asterix" !) et sa nostalgie de la culture russe.
    On rit, on se révolte... On aime le premier roman de Polina Panassenko !

    Citation :
    "Un son qui marche c’est un son qui produit quelque chose. Un son qui ne marche pas équivaut au silence. Tu fais le son mais l’autre fait comme si tu n’avais rien dit."

    #russie #administration #urss # identité


  • Conseillé par (Libraire)
    26 août 2022

    Surprenant, émouvant et très drôle !

    On n'a rien écrit de semblable sur le déracinement, l'attachement à la langue maternelle et la construction d'une double identité... Surprenant, émouvant et très drôle !


  • Conseillé par (Libraire)
    26 août 2022

    DAMIEN

    « Pensez-vous que ce soit dans votre intérêt d’avoir un prénom russe dans la société française ? » lui demande la procureure, parfaitement incrédule. Quand Polina - ou Pauline, elle ne le sait plus vraiment - est arrivée en France après la chute de l’URSS, son père fait franciser son prénom. Pour faciliter son intégration. Pour la protéger, aussi. Avant elle, sa grand-mère, Juive ukrainienne, avait aussi troqué son compromettant prénom de Pessah pour celui de Polina. C’était une autre époque. Faut-il encore cacher qui on est dans la société française ?
    Dans un récit vif et drôle, ponctué de mots slaves et yiddish, la narratrice nous invite à partir à la recherche de son identité égarée, quelque part entre Moscou et Saint-Étienne dans les années 90. Lorsqu’elle était Pauline dehors et Polina dedans. Lorsqu’elle devait constamment « tenir sa langue » : ne pas parler français devant ses grands-parents restés à Moscou ; ne pas parler russe devant ses camarades et dévoiler sa véritable identité. Il ne faudrait pas que des deux mondes se (con)fondent l’un dans l’autre.
    "Tenir sa langue" est un premier roman attendrissant, entre humour noir et colère , qui aborde la question de l’identité, des secrets de famille et de leur poids et du système français parfois absurde. Un roman à dévorer en une soirée!


  • Conseillé par (Libraire)
    26 août 2022

    Aimeriez-vous qu’on change votre prénom sans vous laisser le choix ?

    Avec beaucoup d’humour, d’insolence, de tendresse et de mélancolie Polina Panassenko nous parle d’elle, de son enfance, de son prénom, de son origine à lui et à elle.

    C’est un premier roman très réussi pour Polina Panassenko qui utilise une langue franche, crue, qui n’a pas peur d’aller droit au but. Ce qui nous amène à une certaine réflexion sur notre prénom, son histoire, ce qui se cache parfois derrière mais c’est aussi un questionnement sur la francisation des prénoms, qui est une réalité.

    Un très beau récit miroir sur l’enfance, sur la perte et le changement d’identité.


  • Conseillé par (Libraire)
    22 août 2022

    En quête d'identité !

    La narratrice de ce premier roman nous livre son combat pour retrouver son prénom de naissance, celui de ses racines, de sa famille qui a fui les pogroms d'Ukraine et de Lituanie, de sa vie en Russie... Elle souhaite ardemment être libre de porter le prénom que ses ancêtres eux, ont du cacher pour survivre.